Paiement sans contact : quelle portée en 2018 ?

16 Avr
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Paiement sans contact : quelle portée en 2018 ?

Toutes les banques proposent désormais cette technique innovante qui a révolutionné notre façon de payer. Son avenir semble radieux et tout tracé. Quelles sont ses avantages et ses contraintes ? Petit tour d’horizon.

À la pointe de la technologie

Le paiement sans contact utilise la technologie NFC, qui garantit un échange de données sécurisé entre un dispositif doté d’une puce et un lecteur avec une antenne. À noter que le NFC (Near Field Communication) est également utilisé pour les appareils électroniques domestiques haut-de-gamme comme les lecteurs 4K, le home-cinéma ou les enceintes musicales sans fil. Mais dans le cas qui nous intéresse ici, ce sont les cartes de crédit et les terminaux téléphoniques qui sont concernés par le paiement sans contact. Les cartes et téléphones récents sont quasiment tous équipés de ce genre de puces : un logo « NFC » ou l’expression « Sans contact » sont parfois présents pour l’indiquer.

Principe de fonctionnement

Par carte, le plafond de paiement sans contact était auparavant limité à 20 euros par achat et dans la limite de 12 utilisations par semaine, renouvelables par période de 10 jours. Depuis quelques mois maintenant, il est de 30 euros par achat, avec une limite de 15 utilisations par semaine, renouvelables par période d’une semaine. Cela a surtout permis d’augmenter le nombre d’achats faisables.

Concernant le téléphone, il suffit de télécharger une application, généralement de sa banque, et de se laisser porter. Les téléphones récents sous Android et iOS (iPhone) sont compatibles NFC, contrairement à ceux sous Windows Phone, souvent incompatibles. Paylib (Android) est très répandu mais stagne tandis qu’Apple Pay (iOS) est en forte progression. La plupart des banques en font profiter leurs clients, cependant certaines tiennent à avoir seulement l’une ou l’autre des applications. On vient d’apprendre que Samsung Pay vient de débarquer en France, avec près d’un million d’utilisateurs potentiels. Pour l’heure, seul le groupe BPCE s’est positionné comme support de ce paiement mobile.

Avantages

La facilité d’utilisation, la relative rapidité et la non-nécessité de sortir sa carte de son portefeuille sont les seuls avantages évidents. En réalité, le paiement sans contact permet surtout à l’utilisateur de ne pas taper son code confidentiel.

Inconvénients

Par contre, des petits malins se servent d’appareils pouvant capter les informations sensibles à (courte) distance, notamment dans les transports en commun. Ou comment se faire pirater sans s’en rendre compte…Dans le même genre d’inconvénients, il y a aussi le vol pur et simple de carte : étant donné que personne ne regarde jamais le nom sur la carte et qu’aucune pièce d’identité n’est demandée lors de l’achat, n’importe qui peut se servir de n’importe quelle carte. Alors certes, le montant est limité mais quand même : cela reste tout de même une sacrée faille de sécurité !

Certaines personnes disent également que cela pousse à la consommation mais en réalité, c’est faux : sortir sa carte et taper son code n’est guère plus long ou contraignant que de simplement sortir sa carte te la tendre à une employée quelconque. Concrètement, les dépenses seront les mêmes. Le gros avantage du paiement sans contact, pour nous, est, au final, de ne plus avoir de monnaie traînant dans les poches.

Comment s’en prémunir

Si le paiement sans contact vous inquiète – à raison – ou que vous n’en voulez tout simplement pas, il suffit de prendre contact avec votre conseiller pour bloquer cette option. Soyons francs : le conseiller risque d’être peu conciliant car ça ne l’arrange généralement pas mais, dans le même temps, la loi lui impose d’obéir à votre requête.

Et bientôt…

Cette année, les banques en ligne devraient proposer ce service et le NFC devrait être plus puissant. En 2017, on estimait à 46 millions le nombre de cartes bancaires équipées d’une puce NFC. Il est aussi question que le nombre d’achats continue sur sa lancée en passant de 605 millions en 2016 à plus d’un milliard en 2017 et les 3 milliards sont visés pour cette seule année 2018. À terme, il est probable que la carte finisse par être réduite à peau de chagrin par rapport aux terminaux téléphoniques. Pour l’heure, c’est le chèque qui souffre de cette innovation technologique…

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