LA FINANCE PERD 700 MILLIARDS DE DOLLARS EN N’INTÉGRANT PAS ASSEZ LES FEMMES

22 Déc

LA FINANCE PERD 700 MILLIARDS DE DOLLARS EN N’INTÉGRANT PAS ASSEZ LES FEMMES

Finance : Perte de 700 milliards de dollars faute d’intégration de la gent féminine

Selon un rapport établi par le cabinet Oliver Wyman, la clientèle féminine représente une grande opportunité de croissance pour la finance. Les banques, les assureurs, les gestionnaires d’actifs pourraient voir grimper leur bénéfice de 700 milliards de dollars par an en intégrant mieux ce segment de cliente longtemps sous-exploité. En outre, on remarque également que de l’autre côté de la barrière, il y a très peu de femmes occupant un poste à responsabilités au sein de ses établissements financiers. Focus sur la place actuelle des femmes dans le secteur financier.

La femme, un segment de clientèle mal exploité

En globalité, on peut penser que dans le secteur financier, les produits destinés aux particuliers sont neutres en genre. Mais en réalité, ces produits sont plus élaborés pour « l’homme moyen » comme le souligne le cabinet Oliver. Le 12 novembre dernier, ce cabinet a publié un rapport expliquant à quel point la clientèle féminine est « mal adressée » par les sociétés des services financiers. Selon Jessica Clempner, auteure du rapport, les établissements financiers « se tirent une balle dans le pied » en ne satisfaisant pas les attentes des clientes. Ce segment de clientèle propose une opportunité exceptionnelle, car il pourrait faire gagner plus de 700 milliards de revenus annuels additionnels. Le cabinet estime qu’il s’agit là du potentiel de croissance le plus significatif dans le secteur. C’est du côté des assureurs que les changements seront significatifs avec un apport de 500 milliards de dollars.

Femmes et poste à responsabilité : une hausse, mais pas assez

La solution pour accroitre la clientèle féminine dans le secteur financier c’est d’intégrer plus de dames de l’autre côté, soit en interne. Cela va permettre d’instaurer la confiance entre ce segment de clientèle et les établissements financiers. Cela fait d’ailleurs partie des volets du rapport « Women in Financial Services ». Le cabinet a noté qu’il y a une progression concernant l’entrée de la gent féminine dans les comités exécutifs et conseils administratifs. Si en 2016, les comités exécutifs intègrent 16 % de professionnelles, cela est actuellement estimé à 20 %. Pour les conseils administratifs, l’évolution est de 4 points, ce qui ramène à 23 %. Par contre, le nombre de PGD a reculé de 6 %. Selon Jessica Clempner « le chemin à parcourir est encore long ». Elle explique que pour mettre en œuvre les changements, il faut d’abord reconnaitre que la diversité et l’inclusion n’impactent pas uniquement sur le plan personnel.

La place de la France dans cette intégration

Bien que la gent féminine représente la moitié des effectifs des établissements bancaires et d’assurance en France, on remarque toutefois qu’il y en a peu qui occupe des postes à haute responsabilité. Parmi les rares Françaises dans la liste des grands dirigeants financiers, il y a notamment Christine Lagarde qui a été récemment nommée à la présidence de la BCE (Banque Centrale Européenne). Elle est la première femme à ce poste depuis la création de la BCE en 1998.

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