La finance étouffe l’industrie

12 Déc
Investissement immobilier

La finance étouffe l’industrie

Ce qu’il faut retenir sur de l’étouffement de l’industrie par la finance

Il est clair que pour redresser notre économie actuelle, il faut d’abord passer par le redressement de notre industrie. C’est dans cette optique que Marie-Claire Cailletaud prône la libération de l’emploi industriel par l’investissement dans la recherche et la formation avec une logique de rentabilité à court terme. Focus sur cet étouffement industriel par la finance selon cette responsable industrielle pour le compte de la CGT (Confédération Générale du Travail).

D’où vient le problème ?

L’industrie change constamment, et ce, grâce à l’évolution technologique et des services proposés. Mais pour construire un bel avenir industriel, il faut de solides fondations, ce qui n’est pas le cas. La révolution industrielle ne peut se faire avec le sous-investissement chronique auquel il fait face actuellement. Cela freine l’ensemble des organes de production, de formation, de recherche et bien d’autres encore. Le problème provient surtout de l’amputation d’une grande part de la richesse créée par le travail par les actionnaires. Ces derniers exigent une rentabilité à taux élevé sur le court terme, ce qui n’est pas compatible avec le secteur. D’où l’expression : « étouffement par la finance ». Ajouter à cela le fait qu’il n’y a toujours pas de politique industrielle concrète qui assure la pérennité sur le long terme. En effet, le gouvernement persiste dans sa démarche de baisse du cout du travail ce qui a pour conséquences le développement de la précarité.

Comment faire pour assurer un redressement industriel durable ?

Si l’on veut résoudre ce problème industriel, il faut d’abord changer cette vision étriquée et rétrograde représentant l’homme comme étant un capital à exploiter. Une inversion du raisonnement s’imposer pour lutter contre le mal travail et la souffrance. Pour cela, il faut mettre en place une politique industrielle avec comme objectif de répondre aux besoins de la population. Il faut ensuite, les lier aux enjeux sociaux ainsi qu’aux défis environnementaux. En ce sens, il faut voir la justice sociale et la justice environnementale comme un tout. Pour réindustrialiser, il faut des territoires permettant la création, le maintien et l’évolution de l’écosystème territorial. Cet écosystème doit être constitué par un tissu industriel, des services publics et les compétences utiles au développement. Pour assurer le partage et la production des connaissances, la proximité est un atout essentiel. C’est ainsi qu’on peut mettre en place un rapport équilibré entre donneurs d’ordre et sous-traitant.

Changement industriel, l’importance de la démocratie

Depuis quelques années, nombreux sont ceux qui ont prédit l’avènement d’une société postindustrielle. Or, le changement industriel ne peut se faire sans un changement de civilisation. Pour cela, il faut d’abord établir une démocratie sur le plan économique et social. Ainsi, il faut donc impliquer les citoyens dans la prise de choix stratégique. Il faut accroitre le pouvoir des salariés afin que ces derniers puissent agir par rapport aux décisions des entreprises. Ils pourront donc orienter les décisions dans l’intérêt général. Cela va revaloriser le travail et conduire une méthode de production et de consommation très différente.

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