La biodiversité, grande oubliée de la finance verte

07 Jan
planete entre les mains

La biodiversité, grande oubliée de la finance verte

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est une des finalités prioritaires de la finance verte. Seulement, le critère climat n’est pas la seule donnée à prendre en compte, la diversité biologique a aussi son importance. Pourtant au vu du classement mondial des entreprises de l’économie verte établi par FTSE Russel, on est en droit d’en douter. En effet, Monsato, une entreprise qui produit des semences résistantes à la sécheresse a été élue numéro 1 en dépit de son manque d’intérêt pour la biodiversité.

Quels sont les risques ?

Il devient urgent d’intéresser la communauté financière aux risques que représente l’effondrement de la biodiversité. En effet, les nouveaux risques physiques que cause la dégradation des écosystèmes ont de lourds impacts pour l’économie, mais également pour les populations. Parmi les nouveaux risques, on cite : la perte de ressources naturelles, les catastrophes, les parasites et les maladies. Notons aussi la vulnérabilité face aux risques financiers qui sont difficiles à prévoir, ce qui est encore plus dangereux.

Quels sont les nouveaux critères de finance d’un projet ?

Face à ces nouveaux risques, il convient de réorienter les investissements et financements vers des actions centrées à la fois sur le climat et la biodiversité. Ainsi, des méthodes de sélection sont établies afin que ces deux enjeux soient priorisés dans les valeurs d’entreprises. Les grands acteurs tels que les grandes banques ou les assureurs français auront l’obligation de mettre en avant ces deux critères pour le financement d’un projet. En pratique, la déforestation a été intégrée dans le nouvel indice Euronext CDP environnement France EW.

Quel est le défi collectif ?

Face à tous les changements que la mise en avant de la diversité biologique apporte, un nouveau défi collectif est à voir. Effectivement, les opportunités sont nombreuses sur différents plans tels que le financement direct des actifs ou des activités et le conditionnement des financements climatiques spécifiques à ce critère. Ce qui amène à la problématique suivante : « comment internaliser les externalités positives ou négatives dans les modèles économiques ? ». Le changement est en marche, mais tout dépend de la valeur attribuée par la communauté mondiale à la biodiversité.

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