Conférence sur le travail au Printemps de l’Économie

14 Juin

Conférence sur le travail au Printemps de l’Économie

Soucieux quant à la fiabilité des statistiques officielles du chômage, une conférence traitant de ce sujet a récemment été organisée au Printemps de l’Économie. De ce fait, il a été décrété que le résultat des statistiques publiques relevait d’une importance capitale afin d’établir un débat démocratique conforme. Ainsi, les chiffres officiels du chômage paraissant contradictoires devront désormais être scruté avec précaution.

Des spécialistes de l’économie étaient réunis mercredi 20 mars 2019, afin de débattre de la qualité et de la fiabilité des statistiques du chômage en France. Parmi eux était présent le co-fondateur de Datagora, entreprise spécialisée en données statistiques et d’études publiques, Thimothée Gidoin. Autres invités lors de ce débat crucial, le journaliste du magazine Alternatives Économiques, Vincent Grimault, ainsi que la présidente du Groupe Statistique et Enjeux Publics, Marion Selz et le chef du département de l’Emploi et des revenus d’activité à l’Insee, Vladimir Passeron.

Comment bien définir les statistiques du chômage ?

Lors de ce débat, le sujet principal était la fiabilité de certains indicateurs qui ne prennent pas en compte d’autres éléments importants et ce que cela pouvait causer sur le résultat des statistiques du chômage.

Le débat a aussi porté sur les différences de mesure qui pouvaient résulter entre différents organismes. Dernièrement, le taux de chômage calculé entre deux groupes, présentait un écart relativement important de presque un million !

Vladimir Passeron, le représentant de l’Insee lors de cette réunion a expliqué la raison de cette différence importante : afin de définir les chiffres du chômage, l’Institut national de la statistique et des études économiques se base sur des critères précis qui sont établis par le Bureau International du Travail. À contrario, Pôle Emploi se base uniquement sur le nombre de demandeurs d’emploi inscrits.

La fiscalité du travail est-elle trop lourde ?

Une autre conférence tout aussi importante a eu lieu ce même jour au sujet de la taxation dans le monde du travail.

Ainsi, Sarah Perret, économiste fiscaliste à l’organisation de coopération et de développement économiques, à évoquer la forte fiscalité et les cotisations sociales élevées pratiquées en France concernant le travail. L’économiste fiscaliste à l’OCDE a également indiqué que l’impôt sur le revenu et la TVA étaient plutôt bas en France, en comparaison avec d’autres pays.

Faut-il baisser les cotisations patronales ?

Le président du site d’analyse des finances publiques, François Ecalle, a annoncé que le travail et le capital étaient les deux assiettes fiscales les plus taxées en France, mais que la taxation sur la consommation était inférieure, par rapport à d’autres pays développés. Francois Ecalle a notamment proposé de baisser la taxation sur le travail et le capital, et d’augmenter la taxation sur la consommation.

Enfin, Benjamin Delozier, le sous-directeur des politiques sociales et de l’emploi, s’est montré plus favorable à faire baisser les cotisations liées au SMIC.

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